Depuis mercredi dernier, la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) examine les dossiers de candidature pour le poste de sélectionneur des Panthères du Gabon. L’enjeu est majeur : trouver un technicien capable de porter un projet crédible et de reconstruire une sélection nationale arrivée en fin de cycle, à l’image du travail accompli avec succès par Alain Giresse par le passé.
605 candidatures ont été enregistrées. Un chiffre exceptionnel, presque historique, qui illustre l’attractivité du banc de l’équipe nationale gabonaise. Cet engouement place cependant la Fégafoot sous une forte pression : le choix du futur sélectionneur devra être mûrement réfléchi pour éviter toute erreur stratégique.
La première tentation à écarter serait celle du prestige. Recruter un entraîneur de renom peut séduire sur le papier, mais n’offre aucune garantie de résultats. Pire encore, ce type de profil représente souvent un coût financier élevé, sans réelle assurance d’un impact durable sur le terrain.
Autre écueil à éviter : cibler un entraîneur déjà qualifié pour la Coupe du monde 2026. L’histoire récente du football gabonais invite à la prudence. En 2014, le Gabon était en discussions avancées avec le Portugais Fernando Santos, alors sélectionneur de la Grèce, qualifiée pour le Mondial. Après un parcours remarqué jusqu’en huitièmes de finale, le technicien avait revu ses exigences à la hausse et choisi de rejoindre le Portugal, qui lui proposait de meilleures conditions. Une décision qui le mènera plus tard au sacre européen en 2016.
Privé de cette opportunité, le Gabon s’était tourné vers Jorge Costa, autre technicien portugais, dont le passage à la tête des Panthères fut marqué par des résultats en demi-teinte.
Aujourd’hui, le profil idéal serait celui d’un entraîneur rigoureux, financièrement accessible et pleinement conscient des réalités du football gabonais. Un technicien prêt à s’investir sur le long terme, à mettre les mains dans le cambouis et à reconstruire une sélection durement touchée par l’élimination prématurée lors de la CAN 2025 au Maroc.
Les défis sont nombreux : une charnière défensive vieillissante, une colonne vertébrale affaiblie et un poste de gardien de but en manque de solutions fiables.
Plus que jamais, le Gabon a besoin d’un sélectionneur porteur d’un véritable projet sportif, capable de rebâtir une équipe en fin de cycle et de redonner une identité forte aux Panthères, comme avait su le faire, avec justesse et efficacité, Alain Giresse.










