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Mondiaux de taekwondo : nouvelle désillusion pour le Gabon à Wuxi

Neuf athlètes, zéro médaille. La participation gabonaise aux championnats du monde de taekwondo, organisés du 24 au 30 octobre 2025 à Wuxi en Chine, s’est soldée par un cuisant échec, révélant les failles profondes d’une discipline autrefois glorieuse.

L’équipe nationale de taekwondo du Gabon a quitté la Chine sans la moindre distinction. Engagée aux championnats du monde de Wuxi, la délégation gabonaise, composée de neuf athlètes, n’a remporté aucune médaille. Pire encore, aucun combattant n’a réussi à enchaîner deux victoires consécutives. Une contre-performance totale qui a plongé le milieu sportif national dans la consternation.

Ce revers est d’autant plus amer que la sélection gabonaise nourrissait de réels espoirs après ses récentes performances aux championnats de la Zone IV au Tchad, où elle avait brillé quelques semaines plus tôt. Les encadreurs, confiants, avaient alors promis de poursuivre sur cette dynamique victorieuse. Mais à Wuxi, les Panthères du tatami ont manqué de réussite, de rythme et de constance face à une concurrence mondiale nettement supérieure.

Ce résultat contraste avec l’âge d’or du taekwondo gabonais, incarné par Anthony Obame, vice-champion olympique en 2012, champion du monde en 2013 et champion d’Afrique en 2014. À cela s’ajoutent les exploits d’arbitres de renom, tels que Maître Davy Mbembo Mouandza, reconnus à l’échelle internationale. Ces réussites avaient laissé espérer un véritable envol de la discipline au Gabon.

Mais les dernières années traduisent une tendance inverse. Le taekwondo, comme de nombreux autres sports nationaux, semble victime d’un essoufflement structurel : manque d’encadrement de haut niveau, faible renouvellement des talents, et rareté des compétitions locales d’envergure. Cette stagnation compromet le développement d’une discipline pourtant porteuse d’excellence et de fierté nationale.

La déconvenue de Wuxi agit ainsi comme un signal d’alarme. Pour redonner au taekwondo gabonais sa place parmi les grandes nations africaines et mondiales, il faudra repenser la formation, renforcer les moyens alloués et instaurer une véritable politique sportive axée sur la performance durable.

© AGP

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