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Plan FAST : l’APEC détaille l’engagement du secteur bancaire pour transformer l’économie gabonaise

Le 16 janvier 2026, le Président de la République, Chef de l’État et du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, a rencontré les acteurs du secteur bancaire réunis au sein de l’Association Professionnelle des Établissements de Crédit du Gabon (APEC).
Au cœur des échanges : le Plan FAST, un programme destiné à relancer et transformer durablement l’économie gabonaise.

Dans un entretien accordé à notre rédaction, le président de l’APEC, Dimitri Ndjebi, explique ce que ce plan va changer concrètement et comment les banques comptent y contribuer.

Le Plan FAST, c’est quoi exactement ?

Le Plan FAST signifie : Financer, Accompagner, Soutenir et Transformer l’économie gabonaise.
Il s’agit d’un cadre stratégique mis en place par les autorités pour :

  • accélérer la croissance économique,

  • réduire la dépendance au secteur extractif,

  • améliorer les conditions de vie des populations.

Ce plan repose sur des réformes, des investissements ciblés et surtout sur une implication forte du secteur privé, notamment des banques.

Les banques au cœur du financement des projets

Selon Dimitri Ndjebi, les établissements de crédit gabonais sont appelés à jouer un rôle central dans la réussite du Plan FAST. Leur mission principale sera de mobiliser des ressources financières pour soutenir les projets structurants du pays.

Routes, énergie, logements, agriculture, industrie… autant de secteurs qui nécessitent des financements importants et durables.

Une collaboration étroite avec l’État

Pour que le Plan FAST soit efficace, l’APEC souhaite travailler main dans la main avec plusieurs ministères.

Avec le Ministère de l’Économie et des Finances, l’accent sera mis sur:

  • le règlement de la dette intérieure,

  • la gestion de la liquidité,

  • le financement des PME et des secteurs stratégiques.

Avec le Ministère de l’Habitat, les banques comptent soutenir le développement du crédit immobilier, notamment en facilitant l’accès au foncier et en modernisant les procédures administratives.

Avec le Ministère de la Justice, l’objectif est d’améliorer le traitement des contentieux bancaires et de sécuriser davantage les opérations financières.

Des solutions modernes pour financer l’économie

Pour financer les grands projets, les banques gabonaises envisagent plusieurs solutions :

  • des financements syndiqués, où plusieurs banques se regroupent pour financer un même projet ;

  • des émissions d’obligations, permettant de mobiliser l’épargne locale et régionale ;

  • le recours aux outils numériques et aux fintechs pour élargir l’accès au crédit.

L’objectif est clair : financer davantage, mais aussi mieux.

Infrastructures, agriculture et PME : les priorités

Dans le cadre du Plan FAST, les banques concentreront leurs efforts sur :

  • les infrastructures (routes, énergie, ports),

  • l’agriculture et l’agro-industrie,

  • l’industrie,

  • les PME et l’entrepreneuriat.

Ces secteurs sont considérés comme essentiels pour créer de l’emploi et diversifier l’économie gabonaise.

Faciliter l’accès au crédit pour les PME

L’accès au financement reste un défi pour de nombreuses PME. Pour y remédier, l’APEC mise sur :

  • le renforcement des mécanismes de garantie,

  • le développement du crédit-bail,

  • l’appui de la Banque pour le Commerce et l’Entrepreneuriat du Gabon (BCEG),

  • la mise en place prochaine du Bureau d’Information du Crédit.

Les très petites entreprises, quant à elles, continueront d’être accompagnées principalement par les institutions de microfinance.

Jeunes, femmes et secteur informel aussi concernés

Le Plan FAST intègre également une forte dimension sociale à travers la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière.

Les banques comptent développer :

  • des comptes simples pour les jeunes,

  • des produits adaptés aux femmes entrepreneures,

  • des solutions digitales pour intégrer progressivement le secteur informel au système financier.

Le programme Gabon Digital viendra soutenir cette dynamique en facilitant l’accès aux services financiers sur tout le territoire.

Un partenariat à renforcer, avec des points de vigilance

Aujourd’hui, les relations entre l’État et les banques sont jugées globalement satisfaisantes. Le Plan FAST devrait renforcer ce partenariat, notamment grâce à l’apurement de la dette intérieure et à un dialogue plus régulier.

Cependant, Dimitri Ndjebi rappelle que la réussite du plan dépendra aussi :

  • du respect des engagements de l’État,

  • de la transparence dans l’utilisation des financements,

  • et de la stabilité du système bancaire.

Un message clair aux investisseurs

Pour le président de l’APEC, le message est sans équivoque :
le Gabon est ouvert aux investissements et déterminé à transformer son économie.

Le secteur bancaire se dit pleinement mobilisé pour accompagner cette ambition et faire du Plan FAST un véritable moteur de développement au service des populations.