Le Gabon a réussi à débloquer les fonds dédiés à la restauration des sites miniers, grâce à une impulsion politique au sommet de l’État. Une avancée saluée comme un tournant stratégique pour la sous-région Cémac.
Le Gabon a franchi une étape importante dans la gestion des fonds de restauration des sites miniers (Fonds REST), a annoncé le gouverneur de la Banque des États d’Afrique Centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui.
Selon le gouverneur, le déblocage de ce dossier longtemps en suspens a été rendu possible grâce à l’implication directe du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. « Le numéro un gabonais a été l’impulsion politique ayant permis de lever les blocages avec les compagnies pétrolières », a-t-il souligné.
Bien que les montants concernés n’aient pas été précisés, cette avancée est présentée comme un tournant stratégique pour la zone Cémac. Face aux limites d’une approche centralisée, la BEAC a décidé d’opérer un changement de méthode en optant désormais pour une approche décentralisée. Chaque État sera ainsi chargé de mener ses propres négociations, avec l’appui technique de la Banque centrale.
Le « modèle gabonais », basé sur une implication directe des plus hautes autorités, est désormais érigé en référence pour les autres pays producteurs de la sous-région.
Cette nouvelle dynamique entre Libreville et la BEAC vise à renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques et à garantir une meilleure prise en compte des obligations environnementales liées à l’exploitation des ressources naturelles.












