Réintroduite depuis l’an dernier, l’épreuve des objets d’art au CEPE met en avant la créativité et les compétences pratiques des élèves, tout en valorisant les traditions culturelles locales.
Le retour de la présentation des objets d’art dans le cadre des épreuves du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE), effectif depuis l’année dernière, s’inscrit dans une volonté de valoriser les savoir-faire locaux et les compétences pratiques des élèves.
Alliant créativité, authenticité et transmission des valeurs culturelles, cette épreuve permet aux apprenants de concevoir eux-mêmes des œuvres inspirées de leur environnement immédiat.
Dans les centres d’examen, les encadreurs saluent une organisation qui privilégie désormais le travail réel des élèves en milieu scolaire. « Aujourd’hui, tout se fait à l’école. Chaque enseignant a l’obligation de travailler avec ses élèves. Que ce soit pour les objets d’art ou l’art culinaire, les enfants réalisent eux-mêmes leurs productions, afin que nous puissions évaluer leurs compétences réelles », a expliqué Valia Paola Doutsona, encadreuse, insistant sur l’authenticité des travaux présentés.
Au centre d’Agoungou, les examinateurs relèvent également une forte implication des candidats, ainsi que la liberté de choix offerte. « Nous accueillons près de 200 candidates à l’école publique d’Agoungou. Les élèves peuvent choisir entre l’art culinaire et les objets d’art, selon leurs aptitudes. Ce choix personnel leur permet de mieux exprimer leurs compétences », a indiqué Ovono Ngoua Eya’a, examinateur.
Pour les élèves, cette épreuve représente une véritable opportunité d’apprentissage pratique et d’autonomisation. « Je suis en cinquième année B et je présente un objet en art culinaire. J’ai préparé un plat traditionnel », a confié une candidate.
À travers cette initiative, le système éducatif gabonais réaffirme son ambition de concilier enseignement académique et valorisation des réalités culturelles, tout en préparant les élèves à une meilleure autonomie dans leur vie quotidienne.












