À Port-Gentil, un atelier initié par l’Unicef réunit pendant trois jours les acteurs du système de protection de l’enfance afin d’harmoniser leurs pratiques et améliorer la prise en charge des enfants vulnérables.
Un atelier de renforcement des capacités du système provincial de protection de l’enfance s’est ouvert ce mardi à Port-Gentil, dans la province de l’Ogooué-Maritime, à l’initiative du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), en appui à l’État gabonais.
Durant trois jours, policiers, magistrats, travailleurs sociaux et éducateurs spécialisés sont réunis pour harmoniser leurs pratiques conformément aux instruments juridiques en vigueur.
Selon Michel Ikamba, spécialiste en protection de l’enfance à l’Unicef, cette rencontre vise à rassembler les différents intervenants impliqués dans la prise en charge des enfants, notamment les officiers de police judiciaire, les magistrats spécialisés et les acteurs sociaux présents dans les écoles, les commissariats ou encore les établissements pénitentiaires. L’objectif est de leur permettre d’acquérir des outils juridiques et des compétences en accompagnement psychosocial, en s’appuyant à la fois sur les pratiques traditionnelles et modernes, conformément à la Convention des Nations unies de 1989 et au Code de l’enfant au Gabon.
L’approche adoptée se veut globale, prenant en compte l’enfant comme auteur, victime ou témoin de violences. Elle repose sur une collaboration étroite entre les différents services, afin d’apporter une réponse complète aux situations rencontrées. « Il ne s’agit plus qu’un seul service prenne en charge un enfant en difficulté, mais de mobiliser l’ensemble des acteurs pour une réponse globale », a expliqué Michel Ikamba.
Les participants ont également été sensibilisés aux dispositions du Code de l’enfant, notamment à son article 8 qui impose une synergie d’action entre les différents intervenants. L’objectif est de renforcer un système coordonné, capable de prévenir les violences et d’assurer une prise en charge adaptée et durable des enfants en situation de vulnérabilité.
Cet atelier, qui s’achèvera le 23 avril, ambitionne ainsi de consolider les mécanismes de protection de l’enfance au niveau provincial.












