Vieux de près de 50 ans, le pont reliant les deux rives de la Nyanga à Tchibanga se dégrade progressivement, suscitant l’inquiétude des populations qui appellent à une expertise urgente.
Le pont sur le fleuve Nyanga, à Tchibanga, dans le sud du Gabon, présente aujourd’hui des signes visibles de dégradation, suscitant des inquiétudes croissantes chez les usagers et les riverains.
Construit en 1976 par la société allemande Dyckerhoff & Widmann et inauguré le 17 août de la même année à l’occasion de la fête nationale, cet ouvrage long d’environ 200 mètres constitue une infrastructure essentielle reliant les deux rives du fleuve, autrefois desservies par un bac.
Près de cinq décennies plus tard, le pont subit les effets du temps. La chaussée est fortement usée, les passages piétons sont détériorés et plusieurs garde-fous présentent des dommages importants. Des impacts répétés ont entraîné la formation de nids-de-poule et de fissures, laissant apparaître par endroits les armatures métalliques de la structure.
Les habitants des quartiers Mavoundi, Moukenga et Ingara signalent également des vibrations inhabituelles lors du passage des véhicules, un phénomène qui renforce les inquiétudes quant à la solidité de l’ouvrage.
Face à cette situation, les populations appellent les autorités à diligenter une expertise technique afin d’évaluer l’état réel du pont et d’engager, si nécessaire, des travaux de réhabilitation pour garantir la sécurité des usagers.












