La première journée des ateliers techniques sur les produits financiers dédiés à la filière avicole a mis en lumière un manque de structuration du secteur et une méconnaissance de ses réalités par les institutions financières.
La première journée des ateliers techniques consacrés à l’élaboration de produits financiers adaptés à la filière avicole a permis aux différentes parties prenantes de dresser un diagnostic préoccupant, marqué par d’importants besoins en structuration et en accompagnement financier.
Du côté des producteurs, les attentes sont clairement exprimées. « Nous avons des attentes en matière de structuration, d’accompagnement financier et de formalisation des organisations », a déclaré Amélie Medza, représentante de la Plateforme nationale des coopératives.
Les institutions financières, quant à elles, reconnaissent un déficit de connaissance du secteur. « Cette première journée a révélé plusieurs points, notamment la méconnaissance du cycle d’exploitation de la filière avicole par les acteurs financiers », a souligné Prisca Ikapi, responsable d’exploitation à la Société de Garantie du Gabon.
Un constat partagé par les représentants de la filière. « Le secteur bancaire ne connaît pas suffisamment les réalités de l’élevage », a affirmé Wenceslas Mamboundou, du Groupement d’Intérêt Avicole.
Ces échanges ont ainsi permis de rapprocher les différents acteurs – producteurs, banques et assurances – afin de mieux aligner les besoins du terrain avec les offres financières disponibles, dans la perspective de dynamiser la filière avicole au Gabon.












