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Justice : un dispositif renforcé pour sécuriser le Palais de justice de Libreville

À la suite de l’incident survenu fin février, le ministre de la Justice Augustin Emane annonce une série de mesures destinées à améliorer la sécurité et le fonctionnement du Palais de justice, avec un déploiement prévu dès avril 2026.


Le ministre de la Justice, Augustin Emane, a annoncé la mise en place prochaine d’un dispositif renforcé pour sécuriser le Palais de justice de Libreville. Cette décision intervient après l’incident survenu le 25 février dernier au greffe du Tribunal de première instance, révélant des failles dans l’organisation sécuritaire des lieux.

Pour répondre à cette situation, un comité de réflexion a été institué. Sa mission : proposer des solutions immédiates face aux problèmes d’insécurité et aux dysfonctionnements observés. Parmi ses principales recommandations figure la création de trois unités de surveillance dédiées.

La première unité sera chargée de la sécurité intérieure du Palais de justice durant les heures de service. Elle aura pour missions le contrôle des accès, la surveillance des locaux, la protection des personnes ainsi que la sécurisation des audiences. Des agents seront positionnés à des points stratégiques, notamment au hall principal, à la zone de l’ancien Trésor, à l’escalier du parking de la Cour de cassation et au parking du premier président.

Placée sous l’autorité du procureur général près la Cour d’appel, cette unité sera composée d’éléments issus des forces de défense et de sécurité affectés au Palais de justice.

En parallèle, deux autres unités seront chargées de la surveillance extérieure, de jour comme de nuit. La Sécurité pénitentiaire assurera le contrôle à l’entrée principale, tandis que la Gendarmerie nationale sera en charge de la sortie. Leur mission consistera notamment à filtrer les usagers et les véhicules, y compris en dehors des heures de travail.

Dans ce cadre, l’accès des véhicules sera soumis à la présentation d’une vignette spécifique, sauf pour les véhicules diplomatiques, administratifs et militaires. Les modalités d’attribution de ce dispositif seront précisées ultérieurement.

Le comité préconise également des mesures complémentaires, telles que l’amélioration de l’éclairage des abords, la réhabilitation des équipements de sécurité existants, la construction de nouveaux postes de surveillance, le renforcement des effectifs et des moyens opérationnels, ainsi que l’installation de systèmes de vidéosurveillance et de portiques de sécurité.

La mise en œuvre de l’ensemble de ces mesures est prévue à partir du 1er avril 2026. À terme, ce dispositif pourrait être étendu à l’ensemble des juridictions du pays, dans une volonté de renforcer durablement la sécurité au sein des institutions judiciaires.