Le ministre de la Justice, Augustin Emane, a reçu lundi à Libreville une délégation de l’Université Omar Bongo afin d’explorer les pistes de renforcement de la coopération entre le ministère et le monde universitaire, notamment dans la production des normes juridiques et l’accès à la jurisprudence.
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux chargé des Droits humains, Augustin Emane, s’est entretenu lundi à Libreville avec une délégation de l’Université Omar Bongo (UOB) conduite par le vice-recteur, le Pr Sylvestre Kwahou, autour du renforcement de la coopération entre les deux institutions.
La délégation comprenait également le doyen de la Faculté de droit, le Pr Alexis Essono Ovono, ainsi que le directeur du Centre de recherches CERDIP, le Pr Jean-Claude James.
Au cours des échanges, plusieurs axes de collaboration ont été abordés, notamment la production des normes et textes juridiques, l’accès aux décisions de justice ainsi que le renforcement du partenariat entre le ministère de la Justice et le milieu universitaire.
Selon les participants, cette initiative vise notamment à faciliter l’accès des enseignants-chercheurs et universitaires aux décisions de justice, afin de favoriser une meilleure appropriation de la jurisprudence gabonaise dans le cadre de la recherche scientifique.
Les discussions ont également mis en avant l’importance d’impliquer davantage les universitaires dans l’élaboration des normes juridiques. Leur expertise doctrinale pourrait, en effet, contribuer à éclairer le travail du législateur et accompagner les réformes engagées dans le secteur judiciaire.
Les centres de recherche et laboratoires universitaires disposent ainsi d’une expertise technique susceptible d’appuyer l’action du gouvernement, notamment dans la modernisation du système judiciaire. Ces contributions pourraient également être intégrées au niveau de l’École nationale de la magistrature, à travers l’amélioration des programmes de formation et le renforcement du partenariat entre le ministère de la Justice, l’Enseignement supérieur et l’Université Omar Bongo.
À travers cette initiative, le garde des Sceaux entend encourager une plus grande implication du monde universitaire dans la réflexion sur les perspectives à court, moyen et long terme de la justice gabonaise.












