Face à l’ultimatum lancé par des promoteurs d’établissements privés réclamant le paiement de 50 % des frais de scolarité, le Conseil national des parents d’élèves du Gabon tire la sonnette d’alarme et sollicite l’intervention rapide des autorités pour éviter une crise sociale.
Réuni ce jeudi 26 février, le Conseil national des parents d’élèves du Gabon (CNPE) est monté au créneau face à la menace d’exclusion qui pèse sur 7 209 étudiants orientés par l’État vers des établissements privés au cours des années académiques 2023-2024 et 2024-2025.
À l’origine de cette vive inquiétude : un ultimatum lancé par 59 promoteurs d’écoles privées, regroupés au sein de la Conférence des grandes écoles universitaires du privé (CGEUP). Ces derniers exigent des parents d’étudiants le paiement d’au moins 50 % des frais de scolarité. À défaut, préviennent-ils, les étudiants concernés pourraient être exclus de leurs établissements. Les promoteurs justifient cette décision par une dette estimée à plus de 12,5 milliards de FCFA que leur devrait l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG).
Dans une déclaration lue par son président, Donatien Boulingui, le CNPE a exprimé sa profonde préoccupation face à cette situation. L’organisation souligne que de nombreuses familles ne disposent pas des ressources nécessaires pour s’acquitter d’une telle somme. Elle alerte également sur les conséquences graves qu’aurait une interruption des cours, susceptible de compromettre l’avenir de milliers de jeunes.
Le Conseil national des parents d’élèves appelle ainsi les plus hautes autorités du pays à intervenir en urgence afin de trouver une solution durable. L’objectif : éviter une crise sociale et garantir la continuité pédagogique pour l’ensemble des étudiants concernés.












