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Suspension des réseaux sociaux au Gabon : l’EPG dénonce une “dérive liberticide” et menace de saisir des instances internationales

Quelques heures après l’annonce de la Haute Autorité de la Communication (HAC) portant sur la suspension immédiate des réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national, le parti politique Ensemble pour le Gabon (EPG) a vivement réagi en dénonçant une décision qu’il juge contraire aux principes démocratiques.

Dans un communiqué rendu public, la formation politique dirigée par Alain-Claude Bilie-By-Nze affirme que cette mesure constitue « une violation grave des libertés fondamentales garanties par la Constitution de la République gabonaise ».

Une mesure jugée anticonstitutionnelle

L’EPG estime que la suspension des réseaux sociaux porte atteinte à plusieurs droits essentiels, notamment :

  • la liberté d’expression et de communication

  • la liberté d’opinion et d’information

  • la liberté d’entreprendre

Selon le parti, cette décision, prise « sous l’autorité du Gouvernement », représente une atteinte inacceptable à la démocratie et à la participation citoyenne.

Un impact sur la démocratie et l’économie numérique

Le parti d’opposition souligne également les conséquences économiques d’une telle mesure, affirmant qu’elle fragilise l’écosystème numérique national et pénalise les acteurs économiques qui dépendent des plateformes digitales.

Qualifiant la suspension de « juridiquement contestable » et de « politiquement inacceptable », Ensemble pour le Gabon parle d’un « abus de pouvoir » et d’une « dérive liberticide ».

Appel au retrait immédiat de la décision

Face à cette situation, l’EPG appelle le Gouvernement à revenir « immédiatement » sur la suspension et exige des garanties concrètes quant au respect des libertés publiques et des droits numériques.

Le parti se réserve par ailleurs le droit de saisir « toutes les instances nationales, régionales et internationales compétentes » si la mesure n’est pas levée dans les plus brefs délais.

Mobilisation des forces démocratiques

En conclusion, Ensemble pour le Gabon invite les forces démocratiques, les organisations citoyennes et les acteurs économiques à se mobiliser pour la défense des libertés fondamentales. Le parti interpelle également la communauté internationale et les partenaires du Gabon afin qu’ils appellent au respect de l’État de droit.