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Libreville étouffe sous les ordures : plus de 700 tonnes de déchets produits chaque jour

Libreville fait face à une crise persistante de gestion des déchets ménagers. Chaque jour, plus de 700 tonnes d’ordures sont produites par les ménages de la capitale gabonaise. Une quantité considérable que le système de collecte actuel peine à absorber.

Dans plusieurs quartiers, les poubelles débordent, les dépôts sauvages se multiplient et les odeurs nauséabondes envahissent l’espace public. Une situation qui contraste avec l’image d’une ville en pleine transformation.

Une collecte jugée insuffisante

Habitants et usagers dénoncent une collecte irrégulière et mal répartie. « Où est la mairie ? Qu’est-ce qu’on fait ? Une ville sale, ce n’est plus une ville propre », s’indigne un riverain.

À Akébé, Belle-Vue 1 et dans d’autres secteurs, les habitants évoquent des routes mal entretenues et des espaces de circulation réduits à cause des amas d’ordures. « Vraiment, la route n’est pas bien travaillée et il y a des poubelles partout. Les voitures ne circulent pas bien, ça devient gênant », témoigne un résident.

Le non-respect des jours et horaires de ramassage aggrave la situation, notamment aux abords des marchés et dans certains quartiers sous-intégrés.

Des inégalités dans la collecte

La gestion des déchets semble marquée par des disparités entre quartiers. « Il y a des quartiers où c’est plus propre que d’autres. On dirait qu’il y a des zones prioritaires », observe un habitant. « Là-bas, il y a plus de ramassage par rapport à d’autres quartiers », ajoute-t-il.

Une urbanisation rapide qui amplifie le phénomène

Avec la forte croissance urbaine, le phénomène tend à se généraliser. Les points de regroupement débordent, des montagnes d’ordures s’accumulent le long des rues, transformant certains espaces publics en dépotoirs à ciel ouvert.

Malgré les plaintes répétées des populations, les solutions tardent à se concrétiser. La crise des déchets ménagers expose quotidiennement les habitants à des risques sanitaires, dans un contexte où la salubrité publique demeure un défi majeur.

Libreville, ville en chantier et en mutation, reste confrontée à une réalité persistante : celle d’une capitale qui peine encore à maîtriser la gestion de ses déchets.