Placée sous le sceau de la restauration de l’État et du patriotisme, l’action du président Brice Clotaire Oligui Nguema se heurte aujourd’hui à une affaire qui jette une ombre sur le choix de certains collaborateurs. Ex-conseiller spécial du Chef de l’État en charge des Travaux publics et des Infrastructures, Alain Simplice Boungoueres a recouvré la liberté sous caution le mardi 13 janvier 2026, après plusieurs semaines de détention à la prison centrale de Libreville, dite « Sans-Famille ».
Selon des informations concordantes, l’ancien candidat à l’élection présidentielle d’avril 2025 aurait versé près de 28 à 30 millions de francs CFA pour bénéficier de cette mesure. Une source judiciaire confirme la libération sous caution, tout en précisant que la procédure est loin d’être close. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations, et l’intéressé demeure inculpé dans une affaire lourde de conséquences politiques et symboliques.
Placé sous mandat de dépôt le 27 octobre dernier, Alain Simplice Boungoueres est poursuivi pour des faits présumés de corruption passive et de concussion. Il figure parmi les principaux mis en cause dans un dossier d’extorsion présumée, dont la victime serait une entreprise chinoise présentée comme étant en contrat avec le palais présidentiel. Des accusations graves qui, si elles venaient à être établies, prendraient une dimension particulière au regard des fonctions occupées par l’ancien conseiller.
Au-delà de l’aspect judiciaire, l’affaire pose la question de la confiance accordée par le Chef de l’État à ses collaborateurs. Depuis son arrivée à la tête du pays, Brice Clotaire Oligui Nguema a affiché la volonté de donner à chaque compatriote l’opportunité de faire ses preuves et de servir la nation dans un esprit de rigueur, de loyauté et d’exemplarité. Cette ligne politique, fondée sur la restauration morale de l’action publique, suppose des collaborateurs irréprochables.












