Après des semaines de tension qui ont mis les nerfs des ménages à rude épreuve, le gaz domestique est de nouveau disponible dans les stations-service de Libreville, Akanda et Owendo. Constat sur le terrain d’un retour à la normale tant attendu.
Ce dimanche 11 janvier 2026, le décor a radicalement changé dans les stations-service de la capitale et ses environs. À Akanda, notamment à la station Petro de Gigi, les racks de bouteilles ne sont plus vides. « Je confirme la disponibilité du gaz. Comme vous pouvez le constater, les racks sont pleins, on a du produit », rassure une pompiste avec optimisme.
Le prix, lui, reste inchangé et encadré : 4 950 FCFA la bouteille. Cette reprise progressive permet aux populations de souffler après une période de fin d’année marquée par l’incertitude.
Le secret de celles qui ont tenu : l’anticipation
Si certaines zones ont souffert, d’autres ont mieux résisté grâce à une gestion de stock rigoureuse. C’est le cas de la station Gab’Oil d’Avorbam. « Nous n’avons pas réellement connu de pénurie, c’est simplement que la demande était exceptionnellement forte. Nous avons été livrés régulièrement toute la semaine », explique la gérante de la station Marseille 2.
À Libreville, le constat est identique : les files d’attente interminables et les recherches désespérées de station en station semblent désormais appartenir au passé.
Entre soulagement et leçons de prudence
Dans les rangs des consommateurs, les stratégies divergent. Il y a les prévoyants, rodés aux cycles de pénuries : « Avant les fêtes, j’ai stocké trois bouteilles. Il faut toujours anticiper quand les périodes de réjouissances approchent », confie une cliente rencontrée sur place.
Pour les autres, c’est un immense soulagement. « Je suis satisfaite de trouver du stock sans difficulté aujourd’hui », témoigne une mère de famille venue recharger deux bouteilles. Toutefois, un message revient en boucle chez tous les usagers : le vœu que cette situation ne se reproduise plus. Comme le rappelle un client avec pragmatisme : « Sans gaz, on ne peut tout simplement pas cuisiner ».
Pourquoi cette tension sur le marché ?
Selon les distributeurs, la crise récente s’explique par un cocktail de facteurs :
Le pic de consommation lié aux fêtes de fin d’année.
Les achats de précaution massifs (certains ménages achetant 3 à 4 bouteilles d’un coup), ce qui a mécaniquement asséché les stocks disponibles.
Bien que la situation se normalise, les acteurs du secteur précisent que le retour au plein régime se fait de manière progressive. Le message est clair : le gaz est là, servez-vous, mais sans céder à la panique.












