L’audience très attendue du procès des anciens membres du groupe dit “Young Team” s’est ouverte ce mercredi 12 novembre 2025 au Palais de justice de Libreville. Dix prévenus, accusés de détournement de fonds publics, de blanchiment et de corruption, ont comparu devant la Cour criminelle spécialisée.
La salle d’audience du Palais de justice de Libreville a affiché complet dès les premières heures de la matinée. Le procès des anciens membres de la “Young Team”, groupe emblématique de l’entourage rapproché de Sylvia et Noureddine Bongo Valentin, a officiellement débuté, marquant une étape majeure dans l’affaire de délinquance économique qui secoue le pays depuis plusieurs mois.
Sur le banc des accusés figurent dix personnalités issues de l’ancien premier cercle du pouvoir : Jessy Ella Ekogha, Kim Oun, Yann Ngoulou, Cyriaque Mvourandjami, Oceni Ossa Abdul, Mombo Gisèle Yolande, Mohamed Ali Saliou, Jordan Kamuset, Steeve Ndeko Dieko et Ota Ndoumba Gabin. Tous sont poursuivis pour blanchiment de capitaux, détournement de fonds publics, association de malfaiteurs, corruption active et complicité. Des chefs d’accusation lourds qui, s’ils sont retenus, pourraient entraîner de lourdes peines de prison.
Après la présentation des prévenus, le président de la Cour a procédé au tirage au sort du jury populaire, composé de six membres – quatre titulaires et deux suppléants. Chaque partie a exercé son droit de récusation avant que les jurés ne prêtent serment de juger avec impartialité et discrétion, sous peine de sanctions pénales en cas de violation de leur devoir de réserve.
L’audience s’est ensuite poursuivie par la lecture des états judiciaires des prévenus, suivie de l’énoncé détaillé des chefs d’inculpation retenus contre eux. Cette phase introductive a permis de poser les bases d’un procès appelé à durer plusieurs semaines, tant les dossiers financiers et les implications politiques sont complexes.
Pour l’opinion publique, ce procès incarne un moment charnière dans la lutte contre la corruption et la restauration de la transparence dans la gestion des affaires de l’État. Les débats à venir devraient permettre d’éclaircir le rôle de chacun des prévenus dans ce vaste réseau de malversations présumées ayant marqué les dernières années du régime Bongo.












