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Procès de la « Young Team » : l’ancien directeur de cabinet adjoint Mohamed Ali Saliou finalement à la barre

Le procès très attendu de la « Young Team », ouvert le 10 novembre 2025 à Libreville, a marqué une nouvelle étape dans l’affaire de détournements présumés impliquant d’anciens cadres de la présidence. Parmi les accusés figure Mohamed Ali Saliou, ancien directeur de cabinet adjoint du président de la République.

 

Le Palais de justice de Libreville a accueilli ce lundi 10 novembre l’ouverture du procès de la « Young Team », un réseau présumé d’anciens hauts responsables accusés de détournements de fonds publics, de blanchiment de capitaux et de corruption. Ce dossier, l’un des plus sensibles de la période post-transition, implique plusieurs personnalités proches de l’ancien pouvoir, dont Mohamed Ali Saliou, ancien directeur de cabinet adjoint chargé des finances à la présidence.

Lors de cette première journée d’audience, la Cour criminelle spécialisée a rappelé les principaux chefs d’accusation : détournement de fonds publics, blanchiment, faux et usage de faux, association de malfaiteurs et usurpation de fonctions. Plusieurs accusés étaient absents, notamment certains anciens membres du cercle rapproché de Noureddine Bongo Valentin, poursuivis par contumace.

Mohamed Ali Saliou, présenté comme l’un des acteurs clés du dispositif financier de l’ancien cabinet présidentiel, devait comparaître à la barre. Son absence, attribuée à des raisons médicales selon la défense, a conduit à un report partiel de l’audience. Les magistrats ont néanmoins poursuivi l’examen des éléments à charge, en présence des avocats, des représentants du ministère public et d’un large public venu suivre ce procès historique.

L’affaire dite de la « Young Team » symbolise pour beaucoup la volonté des nouvelles autorités gabonaises d’instaurer une justice transparente et de lutter contre l’impunité au sommet de l’État. Ce procès, suivi de près par l’opinion nationale et internationale, constitue un test majeur pour la crédibilité du système judiciaire et la consolidation de l’État de droit au Gabon.

Les prochaines audiences permettront d’entendre les témoins et de confronter les différentes versions sur les flux financiers et les circuits présumés de détournement. L’enjeu est de taille : restaurer la confiance des citoyens dans la justice et affirmer la rupture avec les pratiques du passé.