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Stagiaires professionnels : l’État lance un audit du “service fait” avant le paiement de 3,7 milliards FCFA

Avant de débloquer plus de 3,7 milliards FCFA au profit d’établissements d’enseignement supérieur, l’État veut s’assurer que les prestations ont réellement été exécutées. Une mission de vérification du « service fait » est actuellement déployée sur le terrain afin de contrôler la réalité des formations dispensées à 3 546 agents en stage, au Gabon et à l’étranger, dans un contexte marqué par des soupçons d’irrégularités.

Lancée le 6 février par les ministères de la Fonction publique et du Travail, cette opération vise à s’assurer de la régularité des prestations avant tout paiement par l’État, selon une communication officielle du ministère de la Fonction publique.

Un contrôle approfondi des formations et des conventions

Cette mission a pour objectifs de visiter les établissements partenaires, de recenser les agents effectivement admis en stage, de vérifier l’effectivité et la qualité des formations dispensées, d’examiner les conventions signées entre l’État et les structures concernées et de certifier le « service fait » à travers le contrôle de l’exécution des programmes, de l’assiduité des stagiaires, de l’existence des procès-verbaux de fin de formation ainsi que de la conformité des factures transmises.

Depuis le 10 février, date du démarrage effectif des descentes, plusieurs établissements ont déjà été visités, notamment l’ITA, l’IFMA, l’INSG, l’ISMM, l’IPE, l’ESCT, l’AUM, l’ENSET, le CFP Basile Ondimba et l’IUSO. D’autres structures seront auditées conformément au chronogramme établi.

Des irrégularités déjà relevées

Selon des sources concordantes, les premières inspections auraient mis en évidence certaines irrégularités, notamment en ce qui concerne le nombre réel d’agents admis en stage, les conventions liant l’État aux établissements et la conformité des factures transmises. Toutefois, les rapports d’étape demeurent internes en attendant les conclusions officielles.

Une dette estimée à plus de 3,7 milliards FCFA

Prévue du 5 au 20 février, cette mission concerne 3 546 agents en formation, pour une dette estimée à 3 757 122 000 FCFA. Elle avait été annoncée par le ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Laurence Ndong, lors d’interventions sur les antennes de Gabon 24 et de Gabon 1ère.

Transparence et rigueur exigées

Lors de la cérémonie de lancement, le membre du Gouvernement a exhorté les membres de la mission à faire preuve de probité, de professionnalisme et de rigueur, assurant qu’au terme du processus, l’État honorera ses engagements financiers sur la base de conclusions claires et dûment vérifiées.