Le vice-président du gouvernement, Herman Immongault, a relancé ce lundi 26 janvier 2026 les négociations au sein de la commission interministérielle tripartite, chargée d’identifier des solutions durables à la crise qui affecte depuis plusieurs mois le secteur de l’éducation nationale.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de dialogue inclusif impulsée par le président de la République. Elle vise à rétablir un climat de confiance entre les différentes parties prenantes, en privilégiant la transparence, la concertation et la recherche de solutions réalistes, compatibles avec les contraintes budgétaires de l’État.
Une commission renforcée
La séance de travail a été marquée par l’intégration de l’aile syndicale « SOS la Base », une participation favorablement accueillie par les membres de la commission interministérielle tripartite. Celle-ci regroupe les ministères de l’Éducation nationale, de la Fonction publique et du Budget, tous impliqués dans la gestion de la crise.
Pour rappel, plusieurs mesures ont déjà été prises par le gouvernement en vue d’améliorer la situation des enseignants. Il s’agit notamment de :
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la mise en solde de 328 sortants NS et N7 ;
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la prise en charge de 692 sortants NIF et NIL ;
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l’intégration de 1 810 enseignants bénévoles en présalaire ;
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la programmation de 4 000 régularisations administratives sur un total de 6 574 dossiers enregistrés.
Une année scolaire fragilisée
Malgré ces avancées, le mouvement de grève continue de perturber lourdement le calendrier scolaire. La question du respect des normes internationales en matière d’éducation, telles que définies par l’UNESCO, demeure au cœur des préoccupations.
Si l’UNESCO ne prévoit pas de sanctions directes à l’encontre des États, le non-respect de ses standards peut néanmoins entraîner des conséquences notables, notamment une dégradation de la qualité de l’enseignement, une augmentation du décrochage scolaire et une perte de crédibilité du système éducatif national.
Une reprise des cours très limitée sur le terrain
Dans les établissements scolaires, la reprise des cours reste très limitée, particulièrement dans le Grand Libreville. Les établissements publics enregistrent une faible présence des enseignants, avec des classes souvent vides ou partiellement occupées.
Dans certains collèges et lycées, seuls quelques enseignants assurent les cours, de manière irrégulière. Les classes d’examen semblent légèrement plus concernées, tandis que les niveaux intermédiaires, notamment en sixième, cinquième et quatrième, sont plus fréquemment privés d’enseignement.
Le primaire également touché
Dans le cycle primaire, la situation est comparable. Les salles de classe restent peu fréquentées et l’absence des enseignants est largement constatée, compromettant la continuité pédagogique et le respect du programme scolaire.
Une issue encore attendue
En définitive, malgré la relance des discussions entre le gouvernement et les partenaires sociaux, la reprise effective des cours demeure incertaine. Si le dialogue est désormais engagé, ses retombées concrètes tardent à se traduire sur le terrain.
Alors que l’année scolaire est déjà fortement compromise, la priorité reste la reprise normale des enseignements, dans l’intérêt supérieur des élèves et pour la préservation du système éducatif national.












