Port-Gentil, 7 décembre 2025 – C’est lors de la Foire municipale de la ville pétrolière, le samedi 6 décembre, que Pascal Houangni Ambouroue a officiellement été investi maire de Port-Gentil. La cérémonie d’installation a été présidée par Hermann Immongault, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, en présence de nombreuses hautes personnalités dont la gouverneure de province, Françoise Assengone Obame, le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, ainsi que l’ensemble du gotha politique de l’Ogooué-Maritime.
Pascal Houangni Ambouroue prend ainsi la succession de la délégation spéciale de transition dirigée par le général de corps d’armée Pierre Rizogo Rousselot, marquant le retour d’une gouvernance municipale régulière à Port-Gentil, à l’aube de la cinquième république.
Un retour légal et symbolique
Cette investiture met un terme à une période de turbulence : fin novembre, l’élection précédente, effectuée à main levée le 9 novembre, avait été annulée par le ministère de l’Intérieur à la suite d’un recours interne dénonçant une violation du cadre légal. Conformément à la loi organique en vigueur, le scrutin a dû être rejoué à bulletin secret, ce qui a conduit le 28 novembre à l’élection, à l’unanimité, de Houangni Ambouroue à la mairie.
Une investiture portée par les grandes figures du pays
La présence du ministre de l’Intérieur, du gouverneur de province et du président de l’Assemblée nationale à Port-Gentil n’est pas anodine : elle confère à l’événement une dimension nationale et institutionnelle. Elle illustre l’importance accordée à la refonte des collectivités territoriales dans le cadre de la transition politique, et le désir d’instaurer une gouvernance locale apaisée et conforme aux textes.
L’instant solennel de bénédiction par la communauté des femmes Orungu, dans un cadre culturel de grande portée symbolique, ajoute une dimension populaire et un ancrage au terroir à cette installation, renforçant la légitimité de la nouvelle équipe municipale aux yeux des habitants.
Le message fort de l’État : rigueur, efficacité, redressement
Durant son discours d’installation, le ministre de l’Intérieur a invité la nouvelle équipe municipale à prendre des « mesures draconiennes » afin d’impulser la dynamique de développement attendue par le gouvernement et les populations. Parmi les priorités mentionnées : une réorganisation profonde de la mairie, en commençant par le dégorgement des effectifs, la masse salariale représentant selon lui plus de 80 % des charges de la collectivité — un frein majeur à la capacité d’action de la ville.
Ce signal envoyé par l’État marque l’exigence de résultats rapides et durables. Il place la nouvelle municipalité sous haute responsabilité dès le départ : il ne s’agit plus de simples promesses, mais de gestion concrète et rigoureuse.
Houangni Ambouroue s’engage pour l’unité et le développement
Le nouveau maire a saisi l’occasion pour adresser un appel à l’unité, dépassant les clivages politiques, ethniques ou communautaires. Il a affirmé sa volonté d’insuffler une dynamique innovante, mobiliser toutes les énergies de Port-Gentil — jeunes, femmes, opérateurs économiques, société civile — et de lancer des actions concrètes dès les premières semaines de son mandat.
Le nouveau maire hérite d’un mandat clair : redonner à Port-Gentil sa place de capitale économique dynamique et vivre pour ses populations. Si la détermination affichée se traduit en actes, l’espoir d’un tournant réel pour la ville pourrait devenir réalité.












