Contrairement aux premières informations évoquant un détournement spectaculaire de cargaison, l’affaire du vraquier Jacob H prend une tournure différente. Selon plusieurs sources concordantes, il s’agirait plutôt d’un délit de fuite du commandant du navire, parti sans régler une facture de remorquage d’un milliard de FCFA au port d’Owendo.
L’affaire du navire Jacob H, signalé comme “disparu” avec près de 48 000 tonnes de manganèse, agite depuis plusieurs jours l’opinion publique gabonaise. Les premières versions diffusées sur les réseaux sociaux laissaient entendre qu’un détournement de la cargaison avait eu lieu. Mais après vérification auprès de sources proches du dossier, la réalité semble bien différente.
Selon des informations recueillies par Gabon Media Time, le vraquier, chargé non pas de 48 000 mais de plus de 52 000 tonnes de manganèse, avait bien accompli toutes les formalités douanières avant son départ du Port minéralier d’Owendo. Au cours des opérations, le navire aurait subi un échouement nécessitant l’intervention d’une société privée de pilotage maritime pour le déséchouage et la remise à flot.
Une fois l’opération réussie, une facture d’environ un milliard de FCFA aurait été présentée au commandant du Jacob H. Estimant ce montant “exorbitant”, celui-ci aurait décidé de quitter le port sans procéder au règlement, en violation des règles internationales de navigation maritime. « Il ne s’agit pas d’un vol ou d’un détournement de cargaison, mais bien d’un délit de fuite du commandant, qui a choisi de prendre le large sans autorisation », a précisé une source portuaire contactée.
Les documents consultés par Gabon Media Time confirment que la cargaison de manganèse avait été dûment déclarée et disposait de toutes les autorisations administratives nécessaires. Les hypothèses d’un braquage ou d’un détournement massif de minerais ne tiennent donc pas, selon les éléments actuellement disponibles.
L’incident met néanmoins en lumière la nécessité de renforcer la surveillance des mouvements maritimes dans les ports gabonais et de mieux encadrer les services de pilotage afin d’éviter que de tels épisodes ne se reproduisent.













Leave a Reply