La Direction générale des Impôts (DGI) et la Direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI) ont tenu, le 7 novembre à Libreville, une rencontre technique destinée à renforcer leur coopération dans la lutte contre la fraude et à améliorer la gestion des recettes publiques.
Réunies à l’Hôtel des Douanes d’Oloumi, à Libreville, les directions générales des Impôts (DGI) et des Douanes (DGDDI) ont lancé une nouvelle phase de collaboration interadministrative dans le cadre du Plan de travail ministériel. Placée sous le thème « Vers une efficacité renforcée des contrôles conjoints pour une meilleure gestion fiscale et douanière », cette rencontre visait à doter les deux régies d’un cadre de coordination plus cohérent et plus performant face à la fraude et à l’évasion fiscale.
Les échanges ont débouché sur l’élaboration d’une feuille de route structurée autour de quatre axes : le renforcement de l’échange de données, l’harmonisation des méthodes de contrôle, la création d’un cadre réglementaire partagé et la mise en place d’un modèle commun de procédures opérationnelles. Objectif : fluidifier la communication entre les administrations, réduire les doublons et accroître l’efficacité des contrôles.
Selon les responsables des deux institutions, cette initiative s’inscrit dans une logique de transparence et de mobilisation accrue des recettes publiques. Elle traduit également une volonté de modernisation de l’action publique et d’amélioration de la gouvernance financière de l’État.
Les pertes de recettes liées aux pratiques frauduleuses — sous-facturations, fausses déclarations, contournements de taxes — sont estimées à plusieurs dizaines de milliards de francs CFA par an. Un cadre des régies financières a d’ailleurs résumé l’enjeu en ces termes : « La fraude est notre ennemi commun. Elle ne sera vaincue que si nos administrations parlent le même langage. »
En consolidant la complémentarité entre la DGI et la DGDDI, le gouvernement ambitionne d’instaurer une synergie durable entre les services fiscaux et douaniers. Cette dynamique s’inscrit dans la réforme globale de l’administration fiscale prévue à l’horizon 2026, visant à renforcer les capacités de recouvrement et à garantir une meilleure transparence des finances publiques au service du développement économique du Gabon.













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