Advertisement

Libreville : un réceptionniste interpellé pour vol de scellés de cannabis au Palais de justice

Un agent de la main-d’œuvre non permanente, identifié comme Gaël Oye Meye et affecté comme réceptionniste à la Cour de cassation du tribunal de première instance de Libreville, a été interpellé mercredi dernier pour avoir soustrait des scellés de cannabis conservés au Palais de justice.

Selon des sources judiciaires, les faits se seraient déroulés dans une salle attenante à celle destinée à la conservation des pièces à conviction. L’intéressé aurait été surpris en flagrant délit de possession de la substance illicite par un magistrat, qui l’aurait immédiatement remis à la brigade de police judiciaire du tribunal de première instance de Libreville.

Lors de son audition par les enquêteurs, Gaël Oye Meye aurait reconnu les faits, affirmant avoir agi pour sa consommation personnelle. Il aurait déclaré que la substance lui procurait de l’énergie pour accomplir ses tâches professionnelles.
« Je suis un consommateur. J’ai été attiré par l’odeur et j’en ai pris pour ma consommation personnelle, pas pour vendre ou autre », aurait-il expliqué.

Placée en garde à vue à la brigade de police judiciaire du tribunal, la personne interpellée devrait être présentée lundi prochain devant le parquet de la République afin de répondre des faits qui lui sont reprochés.

Mais cette affaire soulève plusieurs interrogations. Comment des scellés censés être sécurisés ont-ils pu être accessibles à un agent ? Les dispositifs de contrôle et de surveillance des pièces à conviction sont-ils suffisamment stricts au sein du Palais de justice de Libreville ? Qui est chargé de la gestion et de la protection de ces scellés sensibles ?

Autant de questions qui relancent le débat sur la sécurisation des pièces à conviction dans les juridictions, un élément essentiel pour garantir la crédibilité et l’intégrité de la justice.